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Trump s'arrange avec les d

By figaro.fr, Le, agence, AFP

Donald Trump a scellé un accord avec les chefs de l’opposition démocrate au Congrès pour relever le plafond de la dette américaine au 15 décembre. Une décision prise en désaccord avec ses partenaires républicains.

Donald Trump s’est mis d’accord avec les chefs de l’opposition démocrate au Congrès pour relever le plafond de la dette américaine jusqu’au 15 décembre, désavouant ses partenaires de la majorité républicaine qui voulaient d’autres paramètres. L’accord a été annoncé par les deux chefs démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat, à l’issue d’une réunion avec le président américain à la Maison Blanche, en compagnie des deux leaders de la majorité républicaine.

Les démocrates Nancy Pelosi et Chuck Schumer ont déclaré, à la surprise générale, que Donald Trump avait accepté leur proposition, formulée le matin-même, d’ajouter à une loi d’aide d’urgence pour les victimes de la tempête Harvey le relèvement de la limite de la dette jusqu’en décembre, ce qui permettrait d’éviter un défaut de paiement à la fin septembre. À ces deux mesures s’ajoutera également une loi finançant l’État fédéral jusqu’à la même date, écartant le risque d’une paralysie des administrations au 1er octobre, début de l’année budgétaire 2018. « Nous nous sommes mis d’accord sur une extension du plafond de la dette de trois mois, qu’ils estiment être une chose sacrée et vraiment importante», a déclaré Donald Trump à des journalistes. Le président républicain s’est montré très aimable à l’égard des chefs de l’opposition, déclarant au sujet du dossier de l’immigration: « Chuck et Nancy voudraient qu’on avance, et moi aussi».

Un sujet controversé

Les chefs républicains souhaitaient relever la limite de la dette jusqu’à la fin 2018, après les prochaines élections législatives, afin de ne pas avoir à redébattre de ce sujet controversé en période électorale. Paul Ryan, président de la Chambre, avait le matin-même déclaré « ridicule et scandaleux» le plan proposé par les démocrates, assimilé à du chantage. Mais Paul Ryan et Mitch McConnell, le chef du Sénat, ont dû se plier à la décision présidentielle. Le sénateur McConnell a pris soin de dire que l’accord n’était pas de son goût, mais qu’il le soutiendrait. « Il avait envie que nous nous rassemblions et que nous évitions de donner l’image de divisions en cette période de crise nationale», a expliqué Mitch McConnell. Le démocrate Chuck Schumer, dont le groupe dispose d’une minorité de blocage au Sénat, a crié victoire. « Nous sommes très contents que le président ait accepté, pour le bien du pays», a-t-il déclaré de retour au Capitole. « Il faut rendre hommage au fait qu’il a choisi le meilleur argument», celui des démocrates, selon lui.

Le Sénat votera cette semaine sur cette triple loi combinant l’aide pour Harvey, la dette et le budget; la Chambre, qui n’a approuvé mercredi que le volet sur Harvey, devra ensuite l’adopter pour que Donald Trump puisse la promulguer.