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By Bruno Monier-Vinard

Sept pistes, 100 millions de passagers attendus par an… Situé à une soixantaine de kilomètres au sud de la place Tiananmen, le futur aéroport de Pékin-Daxing voit très grand. Fin 2018, le terminal 1 devrait déjà couvrir pas moins de 700 000 mètres carrés et 5 kilomètres de linéaires de façade. Ses concepteurs sont le français ADP Ingénierie (ADPI), filiale à 100 % d’Aéroports de Paris, qui s’est adjoint le concours de l’Anglo-Irakienne Zaha Hadid (Prix Pritzker 2004) afin d’optimiser le profil de la plateforme aéroportuaire. Ce terminal compact innove en choisissant de superposer les niveaux international et domestique, de créer un centre unique de contrôle des jetées d’embarquement positionnées en étoile. Moins de 600 mètres de distance séparent ainsi le coeur du complexe de la porte d’embarquement la plus éloignée. Autre avantage de cette compacité : une exploitation plus rentable et plus économique. « A l’image du nouvel aéroport de Pékin, nous avons une belle carte à jouer à l’international, car le doublement d’ici à 2030 du nombre de passagers aériens dans le monde [NDLR : de 3 à 6 milliards] oblige à réinventer les aéroports et à créer des infrastructures encore plus performantes », s’enthousiasme Augustin de Romanet, PDG d’Aéroports de Paris.