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La Banque de France optimiste pour la croissance

By Wong, Camille

Voilà qui devrait conforter les prévisions économiques du gouvernement, qui mise, désormais, sur une croissance de 1,6 % en 2017 tout comme l’Insee, la Banque de France ou le FMI. Le PIB devrait en effet progresser de 0,5 % au troisième trimestre après une hausse similaire entre avril et juin, selon les premières estimations de la Banque de France publiées mercredi. Et ce, en dépit des mauvais résultats du commerce extérieur révélés mardi, faisant état d’un déficit de la balance commerciale de 4,7 milliards d’euros en juin.

C’est un fait: aujourd’hui, la plupart des indicateurs économiques sont désormais revenus au vert. L’institution monétaire, qui se base sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, observe un rebond de la production industrielle en juillet qui devrait se poursuivre en août.

Ce rebond est particulièrement important dans les secteurs de l’automobile, du plastique-caoutchouc et de la métallurgie.

Ce rebond est particulièrement important dans les secteurs de l’automobile, du plastique-caoutchouc et de la métallurgie. « Les carnets de commandes sont bien garnis, les stocks de produits finis sont revenus à leur bas niveau de 2010», précise la Banque de France. Par ailleurs, indique l’institution monétaire, l’activité dans le secteur du bâtiment continue de croître et les services restent toujours « dynamiques».

C’est sans aucun doute une bonne nouvelle pour le président Emmanuel Macron. Et pour cause, si la croissance progresse bel et bien de 1,6 % en 2017 et non de 1,4 % comme initialement envisagé, les efforts budgétaires que l’exécutif doit réaliser encore cette année pour respecter les règles budgétaires européennes d’un déficit public à 3% pourraient ainsi être moins importants. Une révision à la hausse de la croissance se traduit en effet par une augmentation des recettes fiscales.