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Grèce : Juncker propose un accord de la dernière chance à Tsipras

By Marc Vignaud

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé lundi au Premier ministre grec Alexis Tsipras une solution  » de dernière minute » susceptible de débloquer un accord sur le renflouement du pays.

Jean-Claude Juncker a expliqué ses conditions directement par téléphone au Premier ministre grec. L’idée est que ce dernier accepte les dernières propositions de réformes des créanciers présentées vendredi soir et rendues publiques dimanche matin.

 » L’initiative de Juncker doit être saisie » (un député de Syriza)

Alexis Tsipras devrait donc s’engager à appeler les Grecs à avaliser ce texte lors du référendum prévu dimanche prochain, ce qui permettrait la tenue d’ici là d’un Eurogroupe afin d’entériner le compromis. Encore faut-il que les ministres des Finances de la zone euro soient d’accord !

La proposition de Juncker comprendrait un plan de financement du pays, un plan pour la croissance et l’emploi de 35 milliards déjà sur la table, ainsi qu’une restructuration de sa dette, a précisé un porte-parole de la Commission européenne, lors du point presse quotidien de la mi-journée.

Initialement, l’offre du président de la Commission européenne devait expirer à minuit lundi soir. Selon le journal grec Kathimerini, Alexis Tsipras serait pourtant toujours en train d’étudier l’offre, sous la pression de plusieurs de ses ministres et de certains députés de son parti. Des contacts seraient toujours en cours entre le gouvernement d’Athènes et Bruxelles.

Le FMI ne sera pas remboursé

Un accord semblait toujours possible lundi à la mi-journée, mais  » le temps presse », a prévenu le porte-parole de la Commission alors qu’Athènes doit rembourser 1,6 milliard d’euros qu’il doit au FMI et que le programme de financement arrive à échéance mardi soir.

Les autres États membres de la zone euro sont-ils prêts à négocier un nouveau plan d’aide en cas d’expiration du précédent, au cas où le gouvernement grec ne saisirait la main tendue qu’après l’échéance de mardi soir ? La question reste pour l’instant sans réponse.

Quoi qu’il arrive, la Grèce semble de toute façon décidée à ne pas rembourser le FMI mardi soir. Athènes n’en a pas les moyens. Le ministre grec l’a encore confirmé peu après 13 heures à des journalistes devant son bureau à Athènes.